De Bangui à la COP22, la question de l’énergie est fondamentale

Publié le Catégories Vision

A Bangui comme à Marrakech, où s’est tenue récemment la COP22, les questions énergétiques sont au coeur des réflexions actuelles sur le développement. La République Centrafricaine est aujourd’hui dans une situation d’urgence où le pragmatisme doit prévaloir, mais l’attention portée aux ressources reste centrale.

Le redressement de notre pays passe nécessairement par la mise à niveau de nos infrastructures, leur extension, et la distribution d’électricité au plus grand nombre. Actuellement, les statistiques sont pourtant préoccupantes : le taux d’accès à l’électricité est de 3% à Bangui et de 1% pour l’ensemble du territoire. Les centrales hydroélectriques de Boali 1 et Boali 2, qui datent respectivement de 1954 et 1976, ont besoin d’être réhabilitées pour mieux répondre aux besoins de la population. Ainsi, la capacité de production ne dépasse pas les 18 MW, tandis que les besoins de Bangui sont estimés à 28 MW. Dans ces conditions, il est difficile d’envisager la fin des délestages et des rationnements mis en place par l’Energie Centrafricaine (ENERCA). Il en va de même dans les autres villes du pays, où la faible alimentation dépend du carburant et de la fiabilité des groupes qui la produisent.

La question de l’énergie est donc fondamentale pour le développement de la République Centrafricaine. Aucun essor économique durable ne peut être espéré dans la situation actuelle : les entreprises sont freinées et les investisseurs découragés.

Dans ce contexte, je salue les efforts fournis au titre de la coopération sino-centrafricaine pour Boali 3, qui pourrait produire 10 MW. Malgré les années de crise, le projet reste d’actualité et nos partenaires chinois sont toujours présents. De même, je tiens à encourager la volonté des autorités de construire de nouveaux barrages hydroélectriques sur les sites de Dimoli et Lobaye.

Notre pays est face à d’importants défis et l’utilisation d’énergies renouvelables est un atout pour le futur. A l’instar d’autres pays africains, qui ont présenté leurs réalisations lors de la COP22, il est important de positionner la reconstruction de la République Centrafricaine dans une démarche de développement durable.

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